Je profite de mon peu de temps disponible, avant de plonger la tête en avant vers la grosse période d'examens, pour faire acte de présence. Et je suis d'humeur à faire le point sur les trucs biens que j'ai découvert ces temps-ci, alors allons-y! Musique : Johann David Heinichen : Dresden Concerti (2CD) :

Il s'agit ici de musique classique, d'un compositeur baroque peu connu ; Johann David Heinichen. C'est un album aux mélodies variées, toniques vraiment très bien mises en valeur par une orchestration impeccable.
Comme beaucoup, je pense, la musique classique reste assez inaccessible ; c'est un style complexe, extrèmement fourni, et à part les grands classiques c'est la galère de trouver chaussure à son pied : les ouvertures sont souvent les seuls morceaux entrainants, beaucoup de compositions sont à rallonge, etc.
Et bien cet album a la particularité d'être très accessible, et il m'a procuré un plaisir d'écoute immédiat. Les instruments sont simples : flûtes, violons, cor, hautbois, clavecin, etc... Et l'orchestration est agréablement minimaliste : on n'est pas noyé par un flot de violons soutenus par milles autres notes, chaque intrument est intense et marque bien sa présence. (On entend souvent les souffles lors des solos de flute, c'est le genre de détail magique que j'adore.).
Si, comme moi, vous saturez des "tchik-boum tchik-boum-boum-boum" je ne pourrais que vous conseiller de l'écouter.
Je vais mettre deux-trois morceaux dans la radio coup de coeur, vous pourrez ainsi vous faire un avis.
(Titre entier de l'album : Johann David Heinichen : Dresden Concerti, Musica Antiqua Köln, Reinhard Goebel.)
Série : Battlestar Galactica :

Il existe deux arguments valables pour ne jamais avoir regardé cette série ;
1° Elle a un nom de merde. "Battlestar Galactica", si vous trouvez plus cliché et lourd sonnez moi. Mais tout a une explication ; cette série est un remake d'un film de science-fiction des années 70. Vous savez, ces années de bonnes idées enrobées de mauvais gout ? Non. Vous ne connaissez pas
Zardoz, alors, un film avec Sean Connery en slip orange ? Tant pis.
2° Vous n'aimez pas la science-fiction. Sortez, je vous prie.
Battlestar galactica est une des meilleures série de ces derniers temps, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord les épisodes, longs (40 minutes), suivent tout le temps une trame principale, certains plus que d'autres, mais globalement il y a toujours un fil conducteur. On n'est pas dans un série à rallonge (D'ailleurs l'aventure se terminera à la quatrième saison.) comme beaucoup d'autres.
Ensuite le scènario est bon, même s'il part d'une idée très cliché (Les hommes créent des robots qui se rebellent.) il se bonifie et pousse l'aventure dans son aspect le plus intense. Ce scénario est servi par d'excellents acteurs, crédibles, mais surtout attachants tout en étant impalbables (Cela paraît peut être paradoxal, mais la psychologie de certains personnages est extrèmement complexe et imprévisible, ce qui n'empêche pas de leur donner un charisme fou.).
Qui dit scénario dit retournements, et ceux-ci sont (trop?) nombreux, toujours biens vus mais à force de voir des trucs énormes arriver (Vous savez, quand vous êtes sur le cul devant une scène, jubilant comme un porc, et lancant un beau "AINAAURME!") on peut se sentir un peu blasé.
Enfin, la musique est vraiment, vraiment fantastique. Elle colle merveilleusement bien à l'action et a un style enya-martial unique. Je me comprends.
Malheureusement, comme toutes les bonnes séries, il reste un gros danger : l'addiction. A ne pas commencer avant le blocus.
Flim : Howard the Duck :

Howard The Duck, un des plus gros échec du cinéma (Avec plein d'awards : le plus mauvais film, la plus mauvaise BO, les plus mauvais effets spéciaux, ...).
Le film annonce "Georges Lucas presents", évidemment cet argument "bon film" a du en fâcher plus d'un. Parce qu'Howard c'est un nanard, mais un nanard 5 étoiles. C'est stéréotypé à en crever, le scénario peut s'écrire en deux lignes, tenez : Un canard alien humanoïde est transporté sur terre suite à un accident avec un laser ultra puissant, mais il ne sera pas le seul, un "Dark Lord de l'univers" s'ammène aussi. Et bien sûr c'est Howard qui va sauver la planète.
Mais il a ses qualités, beaucoup de scènes sont délicieusement kitschs (Avec humour au cinquième degré.), y'a de la
zoophilie, je trouve la BO très sympa
(Rock eighties quoi, ca sent bon la nostagie.), et ce canard est beau (Et bien foutu). Ah, et la fin est fantastique.
Bref ça se regarde quand on a un coup de blues et qu'on veut se remonter le moral, dans son lit, avec du coca et du pop-corn.
Jeu-vidéo : Le Professeur Layton et l'étrange village (Nintendo DS) :

Je sais, on est assailli par les publicités pour ce jeu, mais pour une fois ça ne me dérange pas. Car on est ici face à un des meilleurs jeux de la console.
Le concept est simple ; il faut résoudre un tas d'énigmes (plus de 130) diverses et variées.
Pour donner de la forme à tout ça le jeu se déroule comme un jeu d'aventure ; on parcourt des tableaux 2D d'une finesse rare, pour enquêter sur la mystérieuse pomme d'or. La quête se laisse suivre avec grand plaisir, la narration est agréable et l'histoire est bien ficelée. Bien sûr, pour avancer il vous faudra réunir des témoignages que les habitants vous donneront si vous les aidez à résoudre diverses énigmes. C'est beau, intelligent, enchanteur.
Les énigmes en elles-même ne sont pas toutes obligatoires, et elles sont de difficulté variable. Un seul petit soucis : il y a vraiment trop peu d'énigmes très difficiles, c'est pourtant un bonheur de passer des heures à se torturer le crâne sur un problème. Enfin, je suis peut être un peu maso. Sachez que le jeu vous offre 130 moments d'auto-satisfaction immenses, parfait pour redorer son égo.
Le Professeur Layton est le cadeau de Noël idéal pour les gens de 10 à 70 ans (Ma grand mère a fortement adhéré.) ! C'est moi qui vous l'dis !
Voilà, j'ai mal aux doigts mais je termine tout de même en bonne et due forme en souhaitant bonne chance à tous les gens pour leurs examens! Et Joyeuse Noyel à l'avance! Et bonne année!